UNIKIS: la fondation MANIK sensibilise les étudiants sur les aspects « cliniques » et « biologiques » de la Covid-19

Fêtant ses deux ans d’existence, la fondation MANIK de la Sénatrice Madeleine Nikomba Sabangu, créée le 15 avril 2019 à Kisangani, vient de mettre sur orbite une série d’activités visant à promouvoir les axes prioritaires de la vie sociale, la santé, l’éducation et l’environnement.

Ce lundi 19 avril, la fondation MANIK s’est approchée des étudiants de domaines confondus de l’Université de Kisangani. Elle a organisé une conférence-débat autour des sujets en rapport avec la pandémie de Covid-19, sous le thème central : « Covid-19, un an après, parlons de ses aspects biologiques et cliniques. »

Dans leurs exposés, deux orateurs, notamment le Médecin Trésor Lingombele et le Chef des travaux biologiste Alain Okito ont soutenu l’importance de la mise en avant plan des aspects biologiques de la pandémie de Covid-19, afin de lutter contre cette maladie qui a mis à mal les économies mondiales.

« L’aspect biologique de la Covid-19 est très important à connaître dans le sens où la transmission d’un virus entre les humains ou un animal et un humain, doit être connu de tous. Lorsqu’on ne maîtrise pas sa biologie ou ses moyens de transmission, ça peut aussi exposer la population. Voilà, pourquoi, nous avons essayé d’éclairer la crème intellectuelle sur les aspects purement biologiques de la Covid-19. On doit intensifier les informations sur la maladie pour que la population puisse prendre très au sérieux les mesures de barrière contre ce virus », a expliqué le Médecin Trésor Lingombele.

Après avoir fourni des explications sur les aspects cliniques liés au traitement de la maladie, le Biologiste Alain Okito, pour sa part, a demandé au Gouvernement de procurer à la population une bonne marque de vaccin, celle ne présentant pas des effets secondaires. Il regrette pendant ce temps le manque de moyens dans le secteur de la santé.

« Les grands problèmes, ces sont les moyens de notre pays. Il y a plusieurs marques de vaccins qui sont efficaces. Mais si on nous donne Astrazeneca et qu’ailleurs il est contesté, je demanderai au Gouvernement congolais d’être responsable, dans le sens où il doit nous procurer un bon vaccin qui n’a pas trop d’effets secondaires comme cela est démontré par Astrazeneca », a-t-il indiqué.

Ces intervenants ont tous soutenu le vaccin comme étant le moyen de prévention efficace contre les maladies. Au sujet du vaccin AstraZeneca utilisé en RDC, ces médecins estiment qu’il y a plus d’avantages que des désavantages. Pour eux, rien ne sert donc à douter du vaccin. « Le vaccin Astrazeneca dont il est question dans notre pays n’a pas été créé ici mais ailleurs. Il y a des gens qui ont déjà été vaccinés bien avant. Certes, qu’il y a des effets secondaires mais, la proportion démontre que sur 34 millions des vaccinés, on a noté 222 cas des effets secondaires. Quand on fait l’équilibre entre le gain et les conséquences, on pense que la solution est simple. Il y a plus d’avantages que des désavantages », ont-ils tiré comme conclusion.

Après un jeu des questions-réponses, les étudiants en sont sortis édifiés. Ils reconnaissent avoir acquis de nouvelles notions moins prises en compte dans les communautés sur la maladie à Covid-19.

Serge SINDANI